SMIC : montant actuel, prochaine revalorisation et estimation
Le SMIC horaire brut est passé à 12,31 euros le 1er juin 2026, deuxième hausse en cinq mois après une année 2025 sans revalorisation, une première depuis 1970. La prochaine ne figure dans aucun décret : elle se lit dans un indice publié chaque mois.
Deux mécanismes se partagent le calendrier : une échéance fixe au 1er janvier, et une clause automatique qui se déclenche dès que l’inflation des ménages modestes dépasse 2 %. Où en est chacun des deux, et ce que dit l’historique.
Depuis avril 2026, l’indice qui commande la prochaine hausse automatique du SMIC a fait la moitié du chemin vers le seuil des 2 %, qui porterait le taux horaire à 12,56 euros au moins.
- SMIC en vigueur : 12,31 euros bruts de l’heure et 1 867,02 euros bruts par mois pour 35 heures, depuis le 1er juin 2026 (ministère du Travail, 29 mai 2026), soit environ 1 478 euros nets.
- Sur les 122 revalorisations depuis la création du SMIC en 1970, 67 sont tombées hors de l’échéance annuelle, dont six entre octobre 2021 et juin 2026 (recalcul Eco3min sur la série Insee).
- Une revalorisation est acquise au 1er janvier 2027 quoi qu’il arrive au compteur d’ici là ; l’année 2025 est restée sans hausse parce que son échéance avait été avancée au 1er novembre 2024 par décret.
Mi-mai 2026, l’Insee publiait l’indice des prix d’avril : hors tabac, pour le cinquième des ménages aux niveaux de vie les plus bas, il dépassait de 2,5 % l’indice retenu lors de la précédente fixation du SMIC. Le 1er juin, le taux horaire montait de 2,41 %, sans arbitrage ni annonce politique. C’est ce ressort, et non le rendez-vous de janvier, qui décidera aussi de la prochaine hausse.
Le montant en vigueur depuis le 1er juin 2026
SMIC en vigueur
12,31 € brut de l'heure
depuis le 1er juin 2026 (+2,41 %, clause automatique des 2 %) · précédent 12,02 € depuis le 1er janvier 2026
Depuis le 1er juin 2026, le SMIC horaire brut s’établit à 12,31 euros, contre 12,02 euros depuis le 1er janvier, soit 1 867,02 euros bruts par mois pour un temps plein à 35 heures, sur la base légale de 151,67 heures mensuelles (ministère du Travail, code.travail.gouv.fr, 29 mai 2026). Après cotisations salariales, le montant net avoisine 1 478 euros : ce chiffre est une conversion opérée par les simulateurs de paie, pas une valeur fixée par les textes, qui n’expriment le SMIC qu’en brut.
Une année blanche, puis deux hausses en cinq mois. Aucune revalorisation n’est intervenue en 2025, pour la première fois depuis 1970 ; puis le taux a bougé le 1er janvier 2026 par l’échéance annuelle, et le 1er juin par la clause automatique de l’article L3231-5 du Code du travail. L’écart de quatorze mois entre les hausses du 1er novembre 2024 et du 1er janvier 2026 est le plus long de toute la série.
Deux mécanismes, un seul texte
Le Code du travail organise la revalorisation aux articles L3231-4 à L3231-11. La première voie est un rendez-vous fixe : chaque 1er janvier, le SMIC est relevé de l’évolution de l’indice des prix à la consommation hors tabac des ménages du premier quintile de niveau de vie, augmentée de la moitié du gain de pouvoir d’achat du salaire horaire de base des ouvriers et employés (SHBOE), selon les modalités du décret n° 2013-123 du 7 février 2013. Le gouvernement peut y ajouter un coup de pouce discrétionnaire ; il n’y est jamais tenu. Cette échéance tombait le 1er juillet jusqu’en 2009, et n’a été déplacée au 1er janvier qu’à partir de 2010 par la loi du 3 décembre 2008.
La seconde voie n’a pas de date. L’article L3231-5 prévoit que lorsque l’indice des prix atteint un niveau supérieur d’au moins 2 % à celui constaté lors de la fixation précédente du SMIC, celui-ci est relevé dans la même proportion à compter du premier jour du mois qui suit la publication de l’indice. Le compteur repart donc de l’indice retenu lors de la dernière hausse, quelle qu’en ait été la cause. Sur le calendrier, le 1er janvier est la règle ; dans les faits, plus d’une revalorisation sur deux depuis 1970 est tombée un autre jour.
Où en est le compteur de la clause automatique
L’indice de référence de la dernière fixation est celui d’avril 2026, à 102,4 points en base 2025 (Insee, série 011818264, ménages du premier quintile, ensemble hors tabac). La dernière observation publiée, celle d’août 2026, s’établit à 103,47 points : un cumul d’environ 1,0 point, un peu plus de la moitié du chemin vers le seuil. L’indice du premier quintile n’est qu’une des lectures de la même publication : l’inflation de l’ensemble des ménages, poste par poste, sort le même matin à 8h45.
Clause des 2 % · compteur
+1,04 % depuis l'indice de référence (avril 2026)
0,43 % par mois
À ce rythme, le seuil serait franchi par l'indice de novembre 2026, publié mi-décembre : hausse au 1er janvier 2027. Cette date se confond avec l'échéance annuelle du 1er janvier 2027. SMIC horaire au moins 12,56 €, brut mensuel au moins 1 904,36 € pour 35 h.
Prolongement mécanique d'un rythme observé, pas une prévision. Indice des prix à la consommation hors tabac, ménages du premier quintile, base 2025 = 100 (Insee, série 011818264). Effet le premier jour du mois suivant la publication (art. L3231-5).
Le franchissement, s’il se produit, entraîne une hausse dans la même proportion que l’indice, donc d’au moins 2 % : le taux horaire passerait au minimum à 12,56 euros et le brut mensuel à 1 904,36 euros pour 35 heures, davantage si l’indice dépasse nettement le seuil au moment de sa publication, comme en juin 2026 où la hausse a suivi un indice à +2,5 %.
Le rythme moyen des cinq dernières variations mensuelles publiées (mars à août 2026) est d’environ 0,43 % par mois ; celui des trois dernières, plus calme, d’environ 0,30 %. Prolongé tel quel, le premier rythme ferait franchir le seuil par l’indice de novembre 2026, publié mi-décembre : la hausse tomberait au 1er janvier 2027 et se confondrait avec l’échéance annuelle. Au second rythme, l’échéance annuelle arriverait avant le franchissement et remettrait le compteur à zéro. Une hausse automatique avant janvier suppose donc une accélération : au moins 0,48 % par mois sur septembre et octobre pour que l’indice d’octobre, publié mi-novembre, déclenche une hausse au 1er décembre. Ce sont des prolongements mécaniques de rythmes observés, pas une prévision : l’indice a reculé de 0,3 % entre mai et juin 2026 avant de repartir, et rien ne garantit la stabilité du rythme récent.
Le rendez-vous fixe du 1er janvier 2027
Quel que soit le sort du compteur, une revalorisation intervient au 1er janvier 2027 par l’échéance annuelle, sauf décision de l’avancer comme en 2024. Son ampleur dépendra de l’inflation du premier quintile sur l’année et du gain de pouvoir d’achat du SHBOE sur la même période, deux séries encore incomplètes en septembre ; contrairement au compteur de la clause, elle ne se calcule pas encore. Si la clause se déclenche avant, la hausse de janvier repartira de ce nouvel indice et portera sur le seul reliquat de l’année.
Échéance annuelle
J−100 jours, au 23/09/2026
1er janvier 2027, revalorisation annuelle (art. L3231-4), sauf anticipation par décret comme en 2024.
- Le compteur des 2 % ne repart pas du 1er janvier mais de l’indice retenu lors de la dernière fixation, y compris quand celle-ci vient de la clause elle-même.
- L’absence de hausse en 2025 tient à un décret, pas à la formule : l’échéance de janvier 2025 avait été avancée au 1er novembre 2024, et la clause des 2 % n’a rien déclenché ensuite.
- Seul le brut est fixé par les textes ; le net publié à côté est une conversion qui dépend du barème de cotisations du moment.
Depuis 1970, plus d’une hausse sur deux hors échéance
Sur les 122 revalorisations recensées depuis la loi n° 70-7 du 2 janvier 1970, 55 sont tombées à l’échéance annuelle (1er juillet jusqu’en 2009, 1er janvier depuis 2010) et 67 un autre jour. Le tableau reconstitue chaque changement à partir de la série mensuelle du SMIC horaire brut de l’Insee, servie par le jeu de données Eco3min SMIC horaire brut, historique mensuel depuis 1951. La colonne « Mécanisme » distingue l’échéance annuelle des hausses hors calendrier ; pour ces dernières, la cause (clause des 2 % ou décret) n’est nommée que lorsqu’elle est documentée, à partir de 2011.
| Date | SMIC horaire brut | Variation | Mécanisme |
|---|---|---|---|
| 1er mars 1970 | 0,51 € | +2,00 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er juillet 1970 | 0,53 € | +3,92 % | Échéance annuelle (1er juillet) |
| 1er janvier 1971 | 0,55 € | +3,77 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er avril 1971 | 0,56 € | +1,82 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er juillet 1971 | 0,59 € | +5,36 % | Échéance annuelle (1er juillet) |
| 1er décembre 1971 | 0,60 € | +1,69 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er mai 1972 | 0,63 € | +5,00 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er juillet 1972 | 0,66 € | +4,76 % | Échéance annuelle (1er juillet) |
| 1er novembre 1972 | 0,69 € | +4,55 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er février 1973 | 0,71 € | +2,90 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er juillet 1973 | 0,79 € | +11,27 % | Échéance annuelle (1er juillet) |
| 1er octobre 1973 | 0,81 € | +2,53 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er décembre 1973 | 0,83 € | +2,47 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er mars 1974 | 0,85 € | +2,41 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er mai 1974 | 0,91 € | +7,06 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er juillet 1974 | 0,98 € | +7,69 % | Échéance annuelle (1er juillet) |
| 1er septembre 1974 | 1,00 € | +2,04 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er décembre 1974 | 1,03 € | +3,00 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er mars 1975 | 1,06 € | +2,91 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er juin 1975 | 1,09 € | +2,83 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er juillet 1975 | 1,15 € | +5,50 % | Échéance annuelle (1er juillet) |
| 1er octobre 1975 | 1,18 € | +2,61 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er janvier 1976 | 1,20 € | +1,69 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er avril 1976 | 1,23 € | +2,50 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er juillet 1976 | 1,31 € | +6,50 % | Échéance annuelle (1er juillet) |
| 1er octobre 1976 | 1,34 € | +2,29 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er décembre 1976 | 1,36 € | +1,49 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er avril 1977 | 1,39 € | +2,21 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er juin 1977 | 1,42 € | +2,16 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er juillet 1977 | 1,46 € | +2,82 % | Échéance annuelle (1er juillet) |
| 1er octobre 1977 | 1,49 € | +2,05 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er décembre 1977 | 1,53 € | +2,68 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er mai 1978 | 1,59 € | +3,92 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er juillet 1978 | 1,65 € | +3,77 % | Échéance annuelle (1er juillet) |
| 1er septembre 1978 | 1,69 € | +2,42 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er décembre 1978 | 1,72 € | +1,78 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er avril 1979 | 1,77 € | +2,91 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er juillet 1979 | 1,85 € | +4,52 % | Échéance annuelle (1er juillet) |
| 1er septembre 1979 | 1,89 € | +2,16 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er décembre 1979 | 1,97 € | +4,23 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er mars 1980 | 2,04 € | +3,55 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er mai 1980 | 2,08 € | +1,96 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er juillet 1980 | 2,13 € | +2,40 % | Échéance annuelle (1er juillet) |
| 1er septembre 1980 | 2,18 € | +2,35 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er décembre 1980 | 2,25 € | +3,21 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er mars 1981 | 2,32 € | +3,11 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er juin 1981 | 2,55 € | +9,91 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er septembre 1981 | 2,64 € | +3,53 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er novembre 1981 | 2,71 € | +2,65 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er janvier 1982 | 2,77 € | +2,21 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er mars 1982 | 2,84 € | +2,53 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er mai 1982 | 2,90 € | +2,11 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er juillet 1982 | 2,99 € | +3,10 % | Échéance annuelle (1er juillet) |
| 1er décembre 1982 | 3,09 € | +3,34 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er mars 1983 | 3,20 € | +3,56 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er juin 1983 | 3,30 € | +3,12 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er juillet 1983 | 3,34 € | +1,21 % | Échéance annuelle (1er juillet) |
| 1er octobre 1983 | 3,40 € | +1,80 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er janvier 1984 | 3,47 € | +2,06 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er mai 1984 | 3,59 € | +3,46 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er juillet 1984 | 3,63 € | +1,11 % | Échéance annuelle (1er juillet) |
| 1er novembre 1984 | 3,71 € | +2,20 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er avril 1985 | 3,80 € | +2,43 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er mai 1985 | 3,89 € | +2,37 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er juillet 1985 | 3,97 € | +2,06 % | Échéance annuelle (1er juillet) |
| 1er juin 1986 | 4,05 € | +2,02 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er juillet 1986 | 4,10 € | +1,23 % | Échéance annuelle (1er juillet) |
| 1er mars 1987 | 4,20 € | +2,44 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er juillet 1987 | 4,24 € | +0,95 % | Échéance annuelle (1er juillet) |
| 1er juin 1988 | 4,34 € | +2,36 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er juillet 1988 | 4,38 € | +0,92 % | Échéance annuelle (1er juillet) |
| 1er mars 1989 | 4,48 € | +2,28 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er juillet 1989 | 4,56 € | +1,79 % | Échéance annuelle (1er juillet) |
| 1er avril 1990 | 4,65 € | +1,97 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er juillet 1990 | 4,77 € | +2,58 % | Échéance annuelle (1er juillet) |
| 1er décembre 1990 | 4,87 € | +2,10 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er juillet 1991 | 4,98 € | +2,26 % | Échéance annuelle (1er juillet) |
| 1er mars 1992 | 5,08 € | +2,01 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er juillet 1992 | 5,19 € | +2,17 % | Échéance annuelle (1er juillet) |
| 1er juillet 1993 | 5,31 € | +2,31 % | Échéance annuelle (1er juillet) |
| 1er juillet 1994 | 5,42 € | +2,07 % | Échéance annuelle (1er juillet) |
| 1er juillet 1995 | 5,64 € | +4,06 % | Échéance annuelle (1er juillet) |
| 1er mai 1996 | 5,75 € | +1,95 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er juillet 1996 | 5,78 € | +0,52 % | Échéance annuelle (1er juillet) |
| 1er juillet 1997 | 6,01 € | +3,98 % | Échéance annuelle (1er juillet) |
| 1er juillet 1998 | 6,13 € | +2,00 % | Échéance annuelle (1er juillet) |
| 1er juillet 1999 | 6,21 € | +1,31 % | Échéance annuelle (1er juillet) |
| 1er juillet 2000 | 6,41 € | +3,22 % | Échéance annuelle (1er juillet) |
| 1er juillet 2001 | 6,67 € | +4,06 % | Échéance annuelle (1er juillet) |
| 1er juillet 2002 | 6,83 € | +2,40 % | Échéance annuelle (1er juillet) |
| 1er juillet 2003 | 7,19 € | +5,27 % | Échéance annuelle (1er juillet) |
| 1er juillet 2004 | 7,61 € | +5,84 % | Échéance annuelle (1er juillet) |
| 1er juillet 2005 | 8,03 € | +5,52 % | Échéance annuelle (1er juillet) |
| 1er juillet 2006 | 8,27 € | +2,99 % | Échéance annuelle (1er juillet) |
| 1er juillet 2007 | 8,44 € | +2,06 % | Échéance annuelle (1er juillet) |
| 1er mai 2008 | 8,63 € | +2,25 % | Hors échéance (clause des 2 % ou décret) |
| 1er juillet 2008 | 8,71 € | +0,93 % | Échéance annuelle (1er juillet) |
| 1er juillet 2009 | 8,82 € | +1,26 % | Échéance annuelle (1er juillet) |
| 1er janvier 2010 | 8,86 € | +0,45 % | Échéance annuelle (1er janvier) |
| 1er janvier 2011 | 9,00 € | +1,58 % | Échéance annuelle (1er janvier) |
| 1er décembre 2011 | 9,19 € | +2,11 % | Clause des 2 % |
| 1er janvier 2012 | 9,22 € | +0,33 % | Échéance annuelle (1er janvier) |
| 1er juillet 2012 | 9,40 € | +1,95 % | Décret (anticipation et coup de pouce) |
| 1er janvier 2013 | 9,43 € | +0,32 % | Échéance annuelle (1er janvier) |
| 1er janvier 2014 | 9,53 € | +1,06 % | Échéance annuelle (1er janvier) |
| 1er janvier 2015 | 9,61 € | +0,84 % | Échéance annuelle (1er janvier) |
| 1er janvier 2016 | 9,67 € | +0,62 % | Échéance annuelle (1er janvier) |
| 1er janvier 2017 | 9,76 € | +0,93 % | Échéance annuelle (1er janvier) |
| 1er janvier 2018 | 9,88 € | +1,23 % | Échéance annuelle (1er janvier) |
| 1er janvier 2019 | 10,03 € | +1,52 % | Échéance annuelle (1er janvier) |
| 1er janvier 2020 | 10,15 € | +1,20 % | Échéance annuelle (1er janvier) |
| 1er janvier 2021 | 10,25 € | +0,99 % | Échéance annuelle (1er janvier) |
| 1er octobre 2021 | 10,48 € | +2,24 % | Clause des 2 % |
| 1er janvier 2022 | 10,57 € | +0,86 % | Échéance annuelle (1er janvier) |
| 1er mai 2022 | 10,85 € | +2,65 % | Clause des 2 % |
| 1er août 2022 | 11,07 € | +2,03 % | Clause des 2 % |
| 1er janvier 2023 | 11,27 € | +1,81 % | Échéance annuelle (1er janvier) |
| 1er mai 2023 | 11,52 € | +2,22 % | Clause des 2 % |
| 1er janvier 2024 | 11,65 € | +1,13 % | Échéance annuelle (1er janvier) |
| 1er novembre 2024 | 11,88 € | +1,97 % | Décret (échéance de janvier 2025 anticipée) |
| 1er janvier 2026 | 12,02 € | +1,18 % | Échéance annuelle (1er janvier) |
| 1er juin 2026 | 12,31 € | +2,41 % | Clause des 2 % |
La fréquence des hausses hors échéance dessine trois régimes. Trente dans les années 1970 et vingt-quatre dans les années 1980, jusqu’à quatre par an, quand l’inflation à deux chiffres faisait franchir le seuil tous les trimestres. Sept seulement entre 1990 et 2020, dont une seule dans les années 2000 : l’indice de référence progressait trop lentement pour atteindre 2 % en cours d’année. Six entre octobre 2021 et juin 2026, plus qu’au cours des vingt-huit années précédentes réunies. Une lecture possible est que ce va-et-vient ne mesure pas des choix politiques mais la formule elle-même, construite pour rester muette quand les prix sont stables et pour se déclencher seule quand ils ne le sont plus.
Ce que ces hausses n’ont pas fait, c’est distancer les prix : le taux nominal a gagné 20 % entre janvier 2021 et juin 2026, mais le SMIC déflaté par l’indice des prix n’en a conservé qu’une fraction. Et un salaire au SMIC, replacé dans la distribution des salaires nets français depuis 1951, occupe un rang qui ne dépend pas du seul montant nominal.
Mis à jour le 20 septembre 2026
Avertissement – Informations financières : Les analyses, commentaires et contenus publiés sur eco3min.fr sont fournis à titre purement informatif et éducatif. Ils ne constituent pas un conseil en investissement ni une sollicitation d’achat ou de vente d’instruments financiers. Les performances passées ne préjugent pas des résultats futurs. Toute décision d’investissement comporte des risques et relève de la seule responsabilité du lecteur.
