Gallons d’essence qu’une heure de travail achète aux États-Unis, 1979 à 2026
Combien d'essence une heure de salaire médian achète
États-Unis, trimestriel depuis 1979. Changez de vue : le ratio, le même ratio en minutes de travail, et les deux séries qui le font bouger.
Sources : BLS CPS, salaire hebdomadaire médian des salariés à temps plein, brut de CVS (LEU0252881500Q) ; BLS, prix moyens CPI, sans plomb ordinaire, moyenne des villes américaines, moyenne trimestrielle de la série mensuelle (APU000074714) ; via FRED. Trimestriel, 1er trimestre 1979 à 2e trimestre 2026. Salaire horaire = médiane hebdomadaire / 40 h.
TL;DR. L’essence a coûté en moyenne 4,37 $ le gallon aux États-Unis au deuxième trimestre 2026, plus qu’à l’été 2008, mais une heure du salaire médian à temps plein en achète 7,2 gallons, contre 4,7 à l’époque.
- Le salaire hebdomadaire médian des temps pleins était de 1 251 $ au T2 2026 (BLS), soit 31,27 $ de l’heure sur 40 h ; à 4,37 $ le gallon, cela fait 7,2 gallons. La médiane de la série depuis 1979 est de 8,6.
- Les quatre longs épisodes d’essence chère en temps de travail ont touché 5,0 gallons (T2 1981), 4,7 (T3 2008), 4,9 (T2 2011) et 5,6 (T2 2022). Le T2 2026 est le premier trimestre sous la médiane depuis 2024.
- Du T3 2008 au T2 2026, le prix à la pompe a monté de 13 % ; le salaire hebdomadaire médian de 74 %. Tout le graphique tient dans cet écart.
Un gallon d’essence ordinaire, soit 3,785 litres, a coûté en moyenne 4,37 $ aux États-Unis au deuxième trimestre 2026, et 4,20 $ en août, selon le Bureau of Labor Statistics. La dernière fois qu’un trimestre entier avait dépassé 4 $ de moyenne, c’était le printemps et l’été 2022 ; avant cela, aucun trimestre ne l’avait fait, pas même en 2008. Cette page pose une question plus étroite que « l’essence est-elle chère » : combien de gallons une heure du salaire médian d’un salarié à temps plein achète-t-elle, trimestre par trimestre, depuis 1979. Pour le T2 2026, la réponse est 7,2 gallons. C’est sous la médiane de la série, 8,6, donc l’essence est chère à l’aune des 47 dernières années ; c’est aussi bien au-dessus des 4,7 gallons du T3 2008, quand le prix en dollars était plus bas.
Le jeu de données derrière le graphique, 190 trimestres de prix à la pompe, de salaires médians et du ratio qui en découle, se télécharge plus bas. Ce qu’il établit tient en une phrase : le prix affiché à la pompe, seul, dit peu de chose sur le travail que représente un plein. Le même gallon à 4 $ a coûté 12,9 minutes de travail médian, puis 8,4, à dix-huit ans d’écart.
Les chiffres clés
Périmètre : États-Unis, trimestriel, T1 1979 à T2 2026 (190 trimestres, 189 avec une valeur ; le BLS n’a pas produit d’estimation pour le T4 2025)
Mesure : gallons d’essence sans plomb ordinaire (prix moyen des villes américaines, moyenne trimestrielle) qu’une heure du salaire hebdomadaire médian des salariés à temps plein permet d’acheter, sur une semaine de 40 heures
T2 2026 : 7,2 gallons par heure (4,37 $ le gallon, 1 251 $ par semaine, 31,27 $ de l’heure), soit 8,4 minutes de travail par gallon
Médiane depuis 1979 : 8,6 gallons par heure, environ 7,0 minutes par gallon
Point bas : T3 2008, 4,7 gallons (3,86 $ le gallon, 720 $ par semaine), 12,9 minutes par gallon
Point haut : T1 1999, 13,8 gallons (0,97 $ le gallon, 538 $ par semaine), 4,3 minutes par gallon
Mois à 4 $ le gallon ou plus depuis 1976 (série mensuelle) : 14, dont 2 en 2008, 7 en 2022 et 5 en 2026 (avril à août)
Sources : BLS, Current Population Survey, salaire hebdomadaire médian (LEU0252881500Q) ; BLS, prix moyens de l’indice des prix à la consommation (APU000074714) ; les deux via FRED, extraits le 19 septembre 2026. Calcul Eco3min.
Prix plus haut à la pompe, un tiers de travail en moins
Le prix à la pompe est le chiffre que tout le monde voit, et 4 $ en est devenu le seuil rond. Sur la série mensuelle du BLS, l’essence ordinaire l’a franchi pour la première fois en juin 2008, y est restée deux mois, l’a refranchi de mars à août 2022 puis en octobre 2022, et s’y tient chaque mois d’avril à août 2026. En moyenne trimestrielle, seuls trois trimestres de la série dépassent 4 $ : les T2 et T3 2022, et le T2 2026. L’été 2008, resté dans les mémoires comme l’année de l’essence à 4 $, a fait 3,86 $ de moyenne.
En temps de travail, les deux étés ne se ressemblent pas. Au T3 2008, le salarié médian à temps plein gagnait 720 $ par semaine, soit 18,00 $ de l’heure sur 40 h : une heure achetait 4,7 gallons, un gallon coûtait 12,9 minutes. Au T2 2026, la médiane est de 1 251 $ par semaine, 31,27 $ de l’heure : 7,2 gallons par heure, 8,4 minutes par gallon. Entre les deux trimestres, le prix à la pompe a monté de 13 % et le salaire hebdomadaire médian de 74 %. Un gallon coûte un tiers de travail en moins, à un prix plus élevé.
La même arithmétique sépare 2026 des autres années chères. Au T2 1981, près du sommet du second choc pétrolier, l’essence était à 1,40 $ et la semaine médiane à temps plein payait 279 $ : 5,0 gallons par heure. Au T2 2011, à 3,82 $ et 753 $ par semaine, le ratio était de 4,9. Au T2 2022, le trimestre du pic à 5 $, à 4,64 $ et 1 041 $, il était de 5,6. Le T2 2026, à 7,2, est cher à l’aune de la série et, de loin, le plus doux des cinq épisodes.
Le salaire est la variable lente. Sur les 189 trimestres, le prix à la pompe a bougé de plus de 10 % d’un trimestre à l’autre à 44 reprises ; le salaire hebdomadaire médian jamais, et sa plus forte variation trimestrielle reste sous 5 %. Chaque creux du graphique est un choc de prix que le salaire absorbe ensuite sur des années : les épisodes terracotta se referment moins quand le prix retombe que quand la médiane a rattrapé.

Quatre longs épisodes, et un trimestre
La moitié des trimestres sont sous la médiane, par construction. Ce qui compte, c’est comment ils se regroupent. Quatre plages en concentrent l’essentiel : T1 1979 à T1 1986 (29 trimestres, le second choc pétrolier et sa résorption), T2 2004 à T4 2008 (19 trimestres, la montée vers le pic de 2008), T2 2009 à T4 2014 (23 trimestres, le plateau entre 3 et 4 $ du début des années 2010) et T2 2021 à T3 2024 (14 trimestres, le rebond post-pandémie et la flambée de 2022). En dehors, les creux sont brefs : deux trimestres autour de la crise du Golfe de 1990, deux en 2015, trois en 2018, un en 2019.
L’épisode 2026 a, pour l’instant, un trimestre. Le T1 2026 était nettement au-dessus de la médiane, à 9,4 gallons ; du T1 au T2, le prix trimestriel a monté de 33 % et le salaire hebdomadaire médian de 1,3 %. Que le T2 devienne le début d’un cinquième long épisode ou un sixième court dépend des deux intrants, dont un seul bouge vite. Le prix mensuel était à 4,20 $ en août et l’enquête hebdomadaire de l’EIA le donnait au-dessus de 4,30 $ à la mi-septembre : la moyenne du T3 ne devrait pas s’éloigner beaucoup de celle du T2 ; la médiane du T3 sera publiée par le BLS à la mi-octobre.
Le contexte macro explique pourquoi la question se pose maintenant. L’indice des prix à la consommation d’août 2026, publié le 11 septembre par le BLS, donne une inflation de 3,4 % sur douze mois, avec l’énergie à +16,3 % et l’essence à +27,4 %. Le 16 septembre, la Réserve fédérale a relevé sa fourchette cible d’un quart de point, à 3,75-4,00 %, première hausse depuis 2023. La lecture courante de ces chiffres est celle d’un étau à la pompe comparable à 2008. La série en temps de travail dit que l’étau existe, puisque le ratio est sous sa médiane, mais qu’il serre environ aux deux tiers de 2008, parce que la base salariale n’est plus la même.
Deux lectures du même ratio
La première tient 7,2 gallons par heure pour un chiffre confortable : il dépasse chaque creux des 45 dernières années, et une essence à 8,4 minutes de travail médian est moins chère que la plupart des trimestres de la décennie 2005-2014, dont la moyenne est de 6,3 gallons. Dans cette lecture, le titre à 4 $ exagère la tension parce qu’il ignore ce qu’ont fait les salaires.
La seconde tient la médiane pour un mauvais étalon du point de vue d’un ménage. La plage 1986-2004, où une heure achetait 9 gallons ou plus dans 97 % des trimestres, est celle dans laquelle la plupart des conducteurs d’aujourd’hui ont formé leurs repères, et contre cette référence le T2 2026 est cher. Dans cette lecture, les creux du graphique sont ce que les gens ressentent et la ligne pointillée une abstraction de comptable.
Trois objections valent pour les deux lectures. D’abord, le chiffre horaire repose sur une semaine de 40 heures : le BLS publie la médiane comme un montant hebdomadaire pour les temps pleins, définis à 35 heures ou plus, et la semaine usuelle d’un temps plein est proche de 40. Une semaine supposée plus longue abaisserait chaque point du graphique dans la même proportion et ne changerait aucune comparaison entre années. La médiane ne couvre aussi que les temps pleins : les temps partiels, moins payés, en sont exclus. Ensuite, un gallon n’est pas une quantité fixe de trajet. Le rapport Automotive Trends de l’Environmental Protection Agency situe la consommation réelle des véhicules neufs à 27,1 miles par gallon pour le millésime 2023, plus du double de 1975 pour toutes les catégories sauf les pick-up : le temps de travail d’un mile a baissé bien plus vite que celui d’un gallon. Enfin, le prix est une moyenne nationale ; le même trimestre est bien plus cher en Californie qu’au Texas, et la série ne dit rien de qui roule combien.
Méthode et sources
Mesure principale. Gallons d’essence ordinaire qu’une heure du salaire médian à temps plein achète, calculés chaque trimestre ainsi :
gallons par heure = ( salaire hebdomadaire médian ÷ 40 heures ) ÷ prix trimestriel moyen de l’essence ordinaire ($/gallon)
Minutes de travail par gallon = 60 ÷ gallons par heure. C’est la même information ; le graphique montre les gallons parce que « plus » y veut dire « moins cher », ce qui se lit dans le sens intuitif. Un gallon américain vaut 3,785 litres : 7,2 gallons, c’est un peu plus de 27 litres.
Salaires. BLS, Current Population Survey, série LEU0252881500Q : salaire hebdomadaire usuel médian des salariés à temps plein, 16 ans et plus, dollars courants, brut de variations saisonnières, trimestriel depuis le T1 1979. C’est une médiane, pas une moyenne : la moitié des temps pleins gagnent plus, la moitié gagnent moins. Le BLS n’a pas produit l’estimation du T4 2025, l’enquête d’octobre 2025 n’ayant pas été collectée pendant la suspension budgétaire fédérale ; ce trimestre est laissé vide dans le CSV et sur le graphique, pas interpolé.
Prix de l’essence. BLS, prix moyens de l’indice des prix à la consommation, série APU000074714 : essence sans plomb ordinaire, par gallon, moyenne des villes américaines, brute de variations saisonnières, mensuelle depuis janvier 1976, moyennée sur les trois mois de chaque trimestre. La série mensuelle est fournie dans un CSV compagnon ; c’est elle qui sert au décompte des mois à 4 $ ou plus. Les deux séries ont été extraites via FRED le 19 septembre 2026 ; le T2 2026 est le dernier trimestre avec une médiane, août 2026 le dernier mois avec un prix.
Pourquoi une médiane, et pourquoi hebdomadaire. Un salaire horaire moyen est tiré vers le haut par les plus hauts revenus et surestime ce que gagne le salarié type ; la médiane est la paie du salarié du milieu. Le BLS ne publie le salaire horaire médian qu’annuellement (Occupational Employment and Wage Statistics), ce qui ne peut pas porter un graphique trimestriel sur 47 ans ; il publie le salaire hebdomadaire médian des temps pleins chaque trimestre depuis 1979. Passer de l’hebdomadaire à l’horaire demande une hypothèse d’heures, écrite sur le graphique : 40. Le seuil du temps plein au BLS est de 35 heures ; l’hypothèse met chaque trimestre à la même échelle.
Contrôle croisé. Le salaire horaire moyen des ouvriers et employés non cadres (BLS CES, CEU0500000008), série mensuelle souvent utilisée pour ce type de graphique, tombe à moins de 3 % de la médiane sur 40 h au T2 2026 (32,27 $ contre 31,27 $) et à moins de 1 % au T3 2008. Les deux séries donnent la même forme ; la médiane est retenue parce que c’est la bonne statistique, pas parce qu’elle change la réponse. La moyenne figure dans le CSV en colonne secondaire.
Ligne de référence. La médiane des 189 ratios trimestriels, 8,55 gallons par heure. Une médiane plutôt qu’une moyenne pour que les pointes de 1999 et 2020 ne tirent pas la ligne vers le haut. La moitié des trimestres sont dessous par définition ; la ligne sert à rendre visible leur regroupement, pas à définir « cher ».
Limites. (1) Moyennes nationales, pour le prix comme pour le salaire. (2) Le ratio ignore la consommation des véhicules, le taux d’équipement et les kilomètres parcourus, qui ont tous changé en 47 ans. (3) Le salaire est brut d’impôt. (4) Le choc de 1973-1974 n’est pas couvert, la série de salaires commençant en 1979 ; celui de 1979-1981 l’est.
Reproductibilité. Le CSV ci-dessous porte pour chaque trimestre le prix, le salaire hebdomadaire médian, son équivalent horaire, les gallons par heure, les minutes par gallon, un indicateur sous-médiane, les trois prix mensuels du trimestre et la source de chaque intrant. Le jeu est reconstruit par script depuis les séries du BLS ; aucune valeur n’est saisie à la main. Le graphique est produit en Python (matplotlib).
Contresens fréquents
Lire le graphique comme « l’essence est bon marché ». Elle ne l’est pas, à l’aune de la série elle-même : 7,2 gallons par heure est sous la médiane de 8,6. Le graphique dit que le trimestre en cours est plus doux que 1981, 2008, 2011 et 2022 en temps de travail, ce qui est une comparaison entre épisodes, pas un verdict sur le niveau.
Le lire comme une courbe de prix réel. Déflater le prix à la pompe par l’indice des prix donnerait une autre série : elle répond à « que coûte l’essence par rapport à tout le reste », alors que celle-ci répond à « que coûte-t-elle par rapport à une heure de salaire médian ». Salaires et IPC ne bougent pas ensemble trimestre après trimestre, et les deux courbes divergent précisément dans les années où ils s’écartent.
Prendre la médiane pour une moyenne. La série de salaires est la médiane des salariés à temps plein : le salarié au milieu de la distribution, insensible à ce que gagne le haut. Un salaire horaire moyen serait plus élevé et rendrait chaque creux moins profond.
Prendre le ratio pour un indice du coût de la conduite. Un gallon de 2026 fait rouler une voiture neuve type environ deux fois plus loin qu’un gallon de 1979. Le temps de travail d’un mile a donc baissé beaucoup plus que celui d’un gallon, et le ratio montré ici est le plus prudent des deux.
Questions fréquentes
Pourquoi des gallons par heure plutôt que la part du budget consacrée au carburant ?
La part des dépenses allant au carburant, issue de l’enquête Consumer Expenditure du BLS, mesure plus complètement la charge, mais elle est annuelle, commence dans les années 1980 et mélange le prix et les kilomètres parcourus. Le ratio gallons par heure isole une seule chose, le prix à la pompe face au salaire médian, à fréquence trimestrielle sur 47 ans. C’est une mesure de prix, pas une mesure de budget.
Comment le T2 2026 se compare-t-il au pic de 2022 ?
Au T2 2022, l’essence était en moyenne à 4,64 $ et la semaine médiane à temps plein payait 1 041 $ : une heure achetait 5,6 gallons. Au T2 2026, le prix est inférieur de 6 % et la médiane supérieure de 20 %, d’où un ratio de 7,2 au lieu de 5,6.
L’épisode en cours est-il terminé ?
La série ne peut pas encore le dire. Le T2 2026 est un trimestre sous la médiane, à 7,2 gallons contre 8,6. Les deux intrants à suivre sont le prix mensuel du BLS (l’enquête hebdomadaire de l’EIA donne une lecture plus précoce) et la médiane trimestrielle de la publication du BLS sur les salaires hebdomadaires, attendue à la mi-octobre pour le T3 ; le ratio repasse au-dessus de la médiane si le prix trimestriel descend sous environ 3,66 $ à la médiane actuelle, ou si la médiane monte assez au prix actuel.
Pourquoi le graphique commence-t-il en 1979 et pas à l’embargo de 1973 ?
Parce que la série du BLS sur le salaire hebdomadaire médian commence au T1 1979. Le choc de 1979-1981 est couvert ; celui de 1973-1974 ne l’est pas, et aucune autre source n’est raccordée pour le combler.
Pourquoi le T4 2025 manque-t-il ?
Le BLS n’a pas produit les estimations de l’enquête auprès des ménages pour le quatrième trimestre 2025 : la Current Population Survey d’octobre 2025 n’a pas été collectée pendant la suspension budgétaire fédérale, et ne l’a pas été rétroactivement ; une estimation trimestrielle ne se calcule pas sans l’un de ses trois mois. Le trimestre est laissé vide plutôt qu’interpolé.
Télécharger le jeu de données complet
190 trimestres, T1 1979 à T2 2026 : prix trimestriel de l’essence ordinaire, salaire hebdomadaire médian des temps pleins, équivalent horaire sur 40 h, gallons par heure de travail, minutes par gallon, indicateur sous-médiane, les trois prix mensuels de chaque trimestre, et la source de chaque intrant.
Source : eco3min.fr · BLS via FRED. Libre d’utilisation avec attribution.
Conclusion
Une essence au-dessus de 4 $ est un titre que les États-Unis ont produit trois fois, en 2008, 2022 et 2026. Mesurés en heure de salaire médian à temps plein, ce sont trois événements différents : 4,7 gallons, 5,6 gallons, 7,2 gallons. Le trimestre 2026 est cher à l’aune des 47 dernières années et doux à l’aune des quatre derniers chocs de prix, et toute la différence est du côté salaire du ratio, qui a monté de 74 % depuis l’été 2008 quand le prix à la pompe a monté de 13 %.
Ce que la série ne peut pas montrer, c’est combien de temps durera le creux actuel. Les quatre longs épisodes ont duré des années parce que le prix restait haut pendant que le salaire rattrapait lentement ; les courts se sont refermés en moins d’un an parce que le prix est retombé. Les prochaines publications trimestrielles des deux mêmes séries du BLS diront de quel côté celui-ci tombe.
Mis à jour le 19 septembre 2026
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